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Il s'agit du deuxième éperon situé à droite du couloir N du Col du Plan, donc après le Tournier et avant celui de l'EMHM. Il rejoint ce dernier à son sommet sous la barre de séracs.
Remonter la pente de neige, à gauche de la base de l'éperon, pour atteindre la plus haute des rampes qui monte obliquement à droite vers son fil. La suivre et un peu avant son extrémité, monter droit au-dessus sur trois ou quatre longueurs jusqu'à des rochers plus raides. Traverser à gauche et atteindre le débouché d'un large couloir oblique à droite.Le remonter en deux longueurs, jusqu'à un point faible sur la gauche, constitué par un court dièdre. Le franchir. Deux longueurs obliques à droite conduisent aux rochers rive gauche du couloir central. Rejoindre au plus tôt le fil de l'éperon que l'on suit. Puis traverser à gauche et gravir le fond du couloir jusqu'à une brèche à droite, avant que le fil de l'éperon ne se redresse en rasoir. Après une courte descente dans le flanc W, remonter jusqu'au névé qui coiffe les deux éperons (EMHM et Jumeau) sous les séracs. Franchir plus ou moins difficilement ces derniers. Puis remonter les pentes terminales jusqu'à l'arête NE de l'Aiguille du Midi.
En mars 1971, une corde à double de 80 m.
-2x50m pour rappel si ski.
L'ensemble du parcours en hiver ne présente guère de difficultés et ne nécessite pas de matériel spécifique. Les premiers ascensionnistes n'utilisèrent qu'un seul piton à rocher et des anneaux de sangles.
L'état de la barrière sommitale de séracs conditionne le niveau de difficulté du parcours. De débonnaire à redoutable !
En mars 1971 la barrière de séracs était verticale sur une soixantaine de mètres.
Il a été ouvert par Pierre Dussauge et Jean-Jacques Prieur les 2 et 3 mars 1971, qui effectuaient leur service militaire à l’ EMHM à l'instar de Feuillarade et Seigneur en 1966. La coïncidence de la situation militaire des ouvreurs, ainsi que la proximité et sortie commune des deux itinéraires conduisirent Dussauge et Prieur à nommer leur voie « L’éperon jumeau ».
Donc il y a bien dans la face deux éperons qu'on peut considérer comme jumeaux, nommés respectivement : "Éperon de l’EMHM" et "Éperon Jumeau". Historiquement d’après les ouvreurs il n’existe pas d’Éperon des Jumeaux.
En mars 1971 la barrière de séracs était verticale sur une soixantaine de mètres, en glace très froide ,dure et cassante. Sans le matériel glaciaire moderne, Dussauge et Prieur la franchir en escalade artificielle en six heures et quart. La disponibilité réduite de broches à frapper coniques et à épines les obligeant à faire trois courtes longueurs de 20 m.
• ski: Ouverture par Jean Marc Boivin-1986.
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Source: camptocamp.org · text under CC BY-SA 4.0