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Du Plan de l'Aiguille, remonter la moraine en direction des départs classiques du Col N du Plan et/ou du Fil à Plomb (partie gauche de la face N de l'Aiguille du Midi). Au niveau du glacier (encordement), prendre à droite en direction de la base de l'éperon (attention aux chutes possibles des séracs). L'éperon de l'EMHM est le 7<sup>e</sup> et avant-dernier éperon de la face.
De la rimaye, remonter les pentes de mixte facile. Il faut rejoindre une écharpe qui traverse vers la droite (attention à bien prendre la seconde écharpe !). Passer les pentes de mixte jusqu'au ressaut rocheux. À droite du ressaut, vous trouvez un dièdre couché (65°), passage clé de la voie : 30 m, M3+.
Remonter le couloir qui suit et utiliser une petite goulotte pour sortir du couloir. Sommet de la goulotte rocheux. 15 m en 3, excellent rocher. Puis rester sur le fil de l'éperon. Éviter une tour rocheuse par la gauche (descente sur 5 m) pour rejoindre un col à droite du sérac de sortie. Au 07.02.07, il était couché, max 35°. Passer le sérac et sortir sur l'arête NE de l'Aiguille du Midi.
Par le téléphérique de l'Aiguille du Midi.
- Matériel de glace. 2 ou 3 friends ou coinceurs, sangles.
- Ne pas sous-estimer la longueur de l'ascension, notamment de la partie sommitale
- Observation des séracs et principalement de celui de la sortie. Le sérac se trouvant entre le col N du Plan et l'éperon Tournier (à gauche en montant) pourrait, en cas de chute, balayer les 100 à 200 premiers mètres de l'ascension. Soyez rapide !
Le tracé 5 en bleu clair correspond à l'éperon de l’EMHM ouvert les 8 et 9 janvier 1966 par Michel Feuillarade et Yannick Seigneur qui effectuaient leur service militaire à ladite EMHM (École Militaire de Haute Montagne). Le croquis de cet itinéraire sur les Annales du GHM de 1965 est inexact, celui de la photo C2C est exact, mais donc mal nommé.
L’éperon situé juste à droite qui rejoint le précédent par leur sommet, situé entre les tracés 6 et 7 de la photo, a été ouvert par Pierre Dussauge et Jean-Jacques Prieur les 2 et 3 mars 1971, qui effectuaient eux aussi leur service militaire à l’ EMHM. La coïncidence de la situation militaire des ouvreurs, ainsi que la proximité et sortie commune des deux itinéraires conduisirent Dussauge et Prieur à nommer leur voie « L’éperon jumeau ».
Donc il y a bien dans la face deux éperons qu'on peut considérer comme jumeaux, nommés respectivement : "Éperon de l’EMHM" et "Éperon Jumeau". Historiquement d’après les ouvreurs il n’existe pas d’Éperon des Jumeaux.
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Source: camptocamp.org · text under CC BY-SA 4.0