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Belle course en bon rocher, peu soutenue mais longue (1,5 km d'arête rocheuse + 500 m en neige). La descente par la voie normale est rapide mais (un peu) exposée aux séracs. La descente par l'arête SE constitue une très belle alternative, sûre et esthétique mais très longue. La Almagellerhütte offre alors la possibilité de combiner avec de beaux itinéraires (Portjengrat et Dri Hörnli notamment).
- Du Bergrestaurant Hohsaas (3140 m), suivre le sentier balisé qui monte vers l'E le long du Geissrücken. Vers 3200 m le sentier se rétrécit : en suivant les traces et petits cairns, contourner la partie supérieure du Geissrücken par la droite (versant S). Prendre pied sur le glacier vers 3300 m et, en passant par un col peu marqué, atteindre le Hohlaubgletscher. Franchir la côte rocheuse issue du point 3526 m (cairn, peu visible la nuit, il ne faut pas monter trop haut dans les éboulis car vers la fin une grande dalle rocheuse se contourne au pied), et faire une traversée ascendante vers le NE. Pour atteindre le Lagginjoch (3499 m), franchir une petite roture et suivre les cordes fixes avec qq barreaux d'échelle.
- De la Weissmieshütte (2726 m), suivre le sentier qui mène à Hohsaas jusqu'à environ 3000 m. De là, monter en direction E dans les éboulis (traces) jusqu'à atteindre le Holaubgletscher, que l'on remonte au mieux (crevasses) jusqu'au Lagginjoch.
Du Lagginjoch attaquer l'arête d'abord par le côté E (démarrage III+ moyennement protégeable qui réveille un peu, désescalade peu après non difficile mais assez aérienne) et puis suivre l'arête peu soutenue en restant au *maximum sur le fil*. On contourne par l'E un gros gendarme esthétique.
On arrive à la dalle en 4c, protégée à son pied par un piton et un spit. Dans la dalle il y a au total 2 spits, une barre et un friend rouge coincé dans une fissure 1 m à droite du fil. La sortie est facile et se protège bien dans les fissures. On monte ni trop bas ni trop haut et sans difficulté jusqu'à une antécime (attention à la stabilité des blocs et graviers)
L'arête devient plus effilée. La course est encore longue et la grimpe plus soutenue avec de nombreux passages de III à III+, souvent sur de petites dalles expos ou dièdres. Suivre l'arête au plus facile ou contourner certaines dents, plusieurs désescalades sont équipées d'anneaux (rappels inutiles, toutefois la désescalade avant la dalle striée par de grosses fissures n'est pas évidente). Les traces de crampons permettent de lever les doutes concernant l'itinéraire. Un seul autre passage est équipé en sortie : une arête fine qui mène au sommet d'une petite dent (2 spits + 1 piton + 1 spit en haut). Après cette dent, descendre versant E un peu plus que d'habitude pour rejoindre la dernière partie rocheuse qui est très facile (I, II).
On atteint l'arête neigeuse qu'on suit sans difficulté jusqu'au sommet.
On rejoint Hohsaas par la voie normale du Weissmies. Il est plus sûr et esthétique de traverser sur la Almagellerhütte par l'arête SE, mais nettement plus long.
Pour rejoindre Hohsaas, on a le choix de descendre par le glacier très crevassé, ou de rejoindre les petits lacs et le sentier touristique du panorama sur les 4000 utilisé le matin.
- Horaires : 1h d'approche + 4 à 5h d'arête + 1h20 de descente en VN correspond certainement à une cordée de guide ou d'un niveau équivalent (version 2986910).
Le CAS annonce 6 à 7h d'arête dans ses topos. 1h30 d'approche est un temps plus classique, 2h de descente de la voie normale également
Un départ de la Weissmieshütte rajoute 1h à la montée
- Probablement le plus bel itinéraire pour monter au Weissmies.
- Descente par de la voie normale du Weissmies à ne pas sous-estimer : exposition aux chutes de sérac dans la partie basse et glacier crevassé.
- Terrain assez propice à l'utilisation de friends, mais on fait surtout louvoyer la corde derrière les becquets
1<sup>re</sup> ascension : 3 septembre 1884 - W.H. Paine, Miss Paine avec le guide Theodor Andenmatten et un hôtelier Zurbriggen.
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Source: camptocamp.org · text under CC BY-SA 4.0