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Itinéraire historique ! Avec un pied montagnard correct et un bon sens de l'orientation, c'est l'alternative pour gravir le Pelvoux lorsque le couloir Coolidge devient impraticable
Suivre l'itinéraire de montée du col de la Bosse de Sialouze: Franchir la petite barre rocheuse derrière le refuge et prendre pied sur le bon sentier que l'on remonte jusqu'en haut de la moraine (2920 m). Traverser le torrent du clot de l'homme (risque de chute de séracs) puis le premier névé à flanc. Rejoindre ensuite le 2<sup>e</sup> névé que l'on remonte dans sa totalité. Escalader la petite barre rocheuse au-dessus et remonter le pierrier au-dessus jusqu'à une vire horizontale que l'on emprunte jusqu'au grand éboulis final sous la bosse de Sialouze. Remonter cet éboulis par l'un des sentiers visibles. À l'embranchement avec la bosse de Sialouze, partir à droite jusqu'au col de la Bosse. Remonter vers le couloir coolidge jusqu'au départ de la voie marqué par un cairn et un pieu en bois.
Monter en traversée ascendante vers la droite en suivant une rampe de rochers rouges peu marquée, quelques cairns et des points bleus. On arrive ensuite au pied d'une cheminée qu'il faut remonter (III) jusqu'à un bon replat avec un gros cairn. Rejoindre le couloir sur la droite et gravir les gradins en rive gauche. Suivant l'enneigement, il faut traverser quelques névés raides et finir dans un éboulis instable (attention aux cordées dessous) où coure une sente pas facile à trouver. On rejoint ensuite l'arête jaune qui sépare les rochers rouges du couloir Coolidge puis la bosse sommitale. S'équiper en mode glaciaire et rejoindre la pointe Puiseux (ou Durand) au plus direct (une grosse 1/2 heure)
Matériel de progression sur glacier + quelques coinceurs au cas où
- Les difficultés sont faibles, mais le rocher mauvais ou compact offre peu de possibilités d'assurage. Cet itinéraire se prête bien à une progression décordée ou en encordement court.
- 1<sup>re</sup> ascension : 30 juillet 1828 - Adrien-Armand Durand, Alexis Liotard, Jacques-Étienne Mathéoud. Reconnaissance dans le cadre d'une campagne de mesures géodésiques.
- 2<sup>e</sup> ascension : août 1828 - Adrien-Armand Durand, Alexis Liotard, Jacques-Étienne Mathéoud, des porteurs. Construction d'une pyramide sur la Pointe Durand.
- 3<sup>e</sup> ascension : 6 août 1830 - Pierre-Antoine Barnéoud, Adrien-Armand Durand, des porteurs. Séjour sur la Pointe Durand du 6 au 9 août, avec nuit sous tente, pour des observations géodésiques.
- 4<sup>e</sup> ascension : 9 août 1848 - Pierre-Antoine Barnéoud, Victor Puiseux. Barnéoud s'est arrêté au sommet des Rochers Rouges. 1<sup>re</sup> ascension revendiquée de la Pointe Puiseux.
- 5<sup>e</sup> ascension : 6 août 1861 : Reginald John Somerled Macdonald, Jean Raynaud, Sémiond, Edward Whymper.
- 1<sup>re</sup> hivernale : 18 janvier 1925 - Daniel Armand-Delille, Jacques Meyer.
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Source: camptocamp.org · text under CC BY-SA 4.0