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Grande classique de l'Oisans, probablement la plus belle façon de monter à ce sommet. L'arête comporte à sa base l'Aiguillette des Fétoules (2963 m) qui ne se gravit pas puis deux pointes (Pointe du Faune, 3165 m et Pointe Raymond Barbier, vers 3350 m) et une antécime.
Du refuge de la Lavey, prendre le sentier qui monte vers le glacier des Fétoules, le quitter à droite au début d'une grande traversée à gauche vers 2350 m (il y a des cairns). Il faut passer sous un éperon qui descend des Fétoules et bien traverser à l'horizontale pour remonter la moraine après avoir dépassé l'arête W.
Rejoindre le pied de l'Aiguillette des Fétoules (lieu-dit "Cros du Tonnerre") puis remonter un cône d'éboulis issu d'un couloir menant jusqu'à une brèche. De cette brèche, continuer plein E jusqu'à buter sur une dalle : c'est ici que les difficultés commencent.
Du bivouac du Lac, continuer le sentier vers le S jusqu'à l'embranchement avec celui qui vient du refuge, puis descendre celui-ci légèrement sur 50 m (dépasser l'énorme cairn) pour trouver la sente (peu marquée par endroits) qui part vers le haut en main gauche (cairn à l'embranchement). Rejoindre ensuite le pied de l'Aiguillette des Fétoules puis remonter un cône d'éboulis issu d'un couloir menant jusqu'à une brèche. De cette brèche, continuer plein E jusqu'à buter sur une dalle : c'est ici que les difficultés commencent.
Grimper dans une dalle en tirant vers la gauche pour aller chercher une rampe facile montant de gauche à droite. On en sort par la droite avant le passage raide. Rejoindre un dièdre de 60 m que l'on gravit principalement en renfougne (IV, 2 pitons, un relais sur 2 pitons avant la sortie) jusqu'à en sortir par la gauche (un passage de 4c/A0 ou 5b bien protégé) quelques mètres avant un gros surplomb qui ferme le dièdre.
La Pointe du Faune est encore loin : on l'atteint en gravissant l'arête par son fil et son flanc gauche (III+). Rappel équipé de 15 m en contrebas ou désescalade versant N (III, aérien et très esthétique). Depuis le sommet, repérer la rampe que l'on empruntera dans la Pointe Barbier.
Gagner le pied du ressaut suivant en contournant les gendarmes par la gauche, rejoindre après quelques dizaines de mètres le pied d'une rampe évidente de droite à gauche (d'abord peu raide puis se transformant en cheminée par endroits) que l'on remonte sur toute sa longueur, continuer sur le fil de l'éperon jusqu'à la Pointe Barbier (ensemble de 3 et 3+, aérien et très beau). Non loin du sommet gagner un relais bien visible qui mène à une brèche caillouteuse (rappel 15 m). Sinon désescalader avant le relais versant S pour gagner une vire caillouteuse bien visible qui mène à cette même brèche.
Contourner un gendarme en forme de ciseaux par une petite brèche versant S 10 m en contrebas de la brèche. La pointe suivante (le Carquois ... vous comprendrez avec une vue d'au-dessus) se contourne en versant S par une brèche en V caractéristique et un système de vires horizontales. Gravir facilement la fin de l'arête jusqu'à l'antécime puis le sommet.
Trois options pour la descente :
1. Voie normale du versant N en portant crampons et piolet. C'est plus court et ne passe pas au refuge.
2. Variante raccourcie de l'arête SE (F, 1h30). Pas de matériel glaciaire, crampons/piolet selon l'enneigement (pentes de neige raides).
3. En face S : du sommet même, un couloir descend SSE pour arriver sur une grande vire caillouteuse qui domine un couloir encaissé. S'échapper de cette vire, soit par un rappel de 25 m, soit par une courte désescalade en son coin gauche. Descendre le couloir encaissé sur une petite centaine de mètres jusqu'à prendre pied sur son versant gauche, peu raide, que l'on descend jusqu'à une vire qui domine une grande dalle lisse. Une brèche sur la gauche permet de sortir du couloir et une deuxième brèche plus bas sur la gauche encore permet d'accéder facilement au pierrier. De là, rejoindre facilement le pied de la voie. Crampons et piolet nécessaires selon l'enneigement.
!!!! Cette course sert de course de référence pour la cotation globale. Il ne faut donc pas modifier cette cotation de l'itinéraire. Si la cotation ne vous semble pas correcte, merci de contacter la modération : [email protected].
- 1<sup>re</sup> ascension : 28 août 1934 - Maurice Fourastier, Henry Le Breton. Par le versant S du 1<sup>er</sup> ressaut de la Pointe du Faune
- 1<sup>re</sup> parcours direct : 21 août 1935 - R. Banette, André Belin, Maurice Fourastier, Alexandre Manhès.
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Source: camptocamp.org · text under CC BY-SA 4.0