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L'Arête Rouge se situe à droite du Pilier S, un peu plus facile que celui-ci, mais aussi plus continue et plus élégante, soutenue dans le IV, IV+, sur près de 800 m. La voie est exposée aux chutes de pierres dans le bas, il faut donc passer la gorge des Écrins très tôt (gorge séparant le Pilier S et l'Arête Rouge). Bon rocher dans la majeure partie de l'itinéraire, aérien dans la partie de l'arête rouge.
Du Pré de Madame Carle, remonter la moraine du Glacier Noir, passer les Balmes de François Blanc (bivouacs mais un peu bas) puis descendre sur le glacier. Remonter le glacier jusqu'au pied du couloir des Avalanches (env. 2800 m).
Franchir la rimaye au mieux et la première barre (III à IV, 50 m). Remonter des vires et gradins vers la gauche, bivouac sous une petite barre noire surplombante, abrité des chutes de pierres. Contourner cette barre par la droite, et gravir un ressaut par des vires et cheminées, d’abord vers la droite, puis vers la gauche juste après une cheminée verticale (nombreux relais de rappels équipés). On arrive sur l'arête d’éboulis, bivouacs possibles, mais très exposés aux chutes de pierres, sous la gorge des Écrins qui sépare le Pilier S (à gauche) et l'Arête Rouge (à droite).
Aller vers la gorge et la traverser, puis monter par des dalles à droite un éperon gris (exposé aux chutes de pierres) jusqu'au pied de l'arête rouge (pilier évident). Gravir flanc gauche une fissure verticale (celle de gauche), IV+, pitons. Monter tout droit par des fissures-dièdres jusqu'à un relais équipé. Traverser quelques mètres à droite et suivre une cheminée oblique à gauche jusqu'à une petite terrasse, IV+. Franchir un petit mur raide (1 piton, pas de IV+/V), et traverser quelques mètres à gauche pour gagner un couloir que l'on remonte. Ensuite une série de dalles en obliques à droite amènent à un vaste balcon d’éboulis (ou neige).
Traverser ce premier balcon vers la droite et descendre au pied d'un mur en rocher clair et brisé que l'on remonte jusqu'à une 2<sup>e</sup> terrasse. Franchir le mur au-dessus par une fissure-dièdre un peu à gauche, on arrive au pied d’un couloir (neige ou glace). L'éviter par un éperon, au centre ou à droite, difficilement protégeable. Franchir un ressaut par une cheminée, possiblement humide et verglacée. On atteint (env. 4000 m) un couloir que l’on remonte en oblique à gauche jusqu'au sommet. On peut aussi gagner directement l'arête NE que l'on suit jusqu'au sommet.
Par la voie normale de l'arête W.
Friends, coinceurs.
Une fois passé la gorge, ça grimpe tout du long, du bon IV/IV+ parfois raide et physique sur près de 800 m.
Un [éboulement](https://alpesdusud.alpes1.com/news/hautes-alpes/104081/hautes-alpes-un-important-eboulement-sur-la-face-sud-de-la-barre-des-ecrins) a eu lieu dans la face le 31/07/2024
### Bivouacs
- au pré de Madame Carle, au refuge Cézanne.
- sur le Glacier Noir, aux Balmes de François Blanc
- sur le socle de départ (plusieurs emplacements entre 3000 et 3300, en général 2 places max)
- 1<sup>re</sup> ascension : 31 juillet 1926 - Roubène Toumayeff, Jean Vernet.
Dixit Labande :
> Une des premières grandes premières réussies par des sans guides français.
- 1<sup>re</sup> ascension en solitaire (lors du 3<sup>e</sup> parcours de la voie) : 3 juillet 1931 - Edmond Stofer.
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Джерело: camptocamp.org · текст під ліцензією CC BY-SA 4.0