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La traversée S-N des Ecandies offre de beaux passages d'escalade, parfois difficiles, sur du très bon rocher. Ce topo décrit en détail la traversée de la partie méridionale de l'arête, du Col des Ecandies (2793 m) à la Brèche Centrale (2783 m).
L’enchaînement avec la traversée de la partie N - itinéraire parcouru moins fréquemment - n'est décrit que très sommairement.
Depuis Arpette, (places de parc au point Relais d'Arpette à 1628 m), suivre le sentier balisé qui mène au Col des Ecandies (2793 m).
Depuis Trient, monter à Vésevey puis suivre la sente pour atteindre la moraine. Le col des Ecandies s'accède par la droite via des échelles installées en 2024 (voir pohoto). -> 2h30 depuis Trient
Contourner les premiers rochers/blocs du côté E sur environ 30 m et atteindre la petite brèche au pied de la fissure de départ (spit bien visible quelques mètres au-dessus de la brèche). Il y a en fait deux possibilités de départ : soit directement à la brèche comme décrit, soit 10 m plus bas avec une petite traversée vers la droite pour atteindre une fissure/renfougne qui monte vers la gauche (1 spit).
Du Col des Ecandies à la brèche Centrale en traversant tous les gendarmes.
Remonter la fissure au-dessus du col sur environ 10 m (5b, 1 spit visible du col) puis continuer en ascendance droite sur environ 15 m ; possibilité de relais sur béquet. De là, rejoindre le sommet du 1<sup>er</sup> gendarme soit directement (5b?? Plutôt 6a) soit en traversant d'abord à droite jusqu'à la brèche entre le 1<sup>er</sup> et le 2<sup>e</sup> gendarme et en suivant ensuite l'arête E du 1<sup>er</sup> gendarme (plus facile, relais équipé au sommet).
Le 1<sup>er</sup> gendarme peut être attaqué comme décrit dans le Biner par une fissure/dièdre (4c) environ 15 m à droite de la fissure en 5b. Cette variante mène directement à la brèche entre le 1<sup>er</sup> et le 2<sup>e</sup> gendarme.
Du sommet du 1<sup>er</sup> gendarme, un rappel de 20 m permet d'atteindre une petite plateforme située environ 4 m au-dessous (côté W) de la brèche entre le 1<sup>er</sup> et le 2<sup>e</sup> gendarme. Remonter une courte cheminée/dièdre et rejoindre le sommet du 2<sup>e</sup> gendarme par la partie supérieure de son arête N (relais équipé au sommet).
Du sommet du 2<sup>e</sup> gendarme, un rappel de 15 m permet d'atteindre la brèche entre le 2<sup>e</sup> et le 3<sup>e</sup> gendarme. Depuis la brèche, remonter une rampe en ascendance droite débouchant côté E et rejoindre le sommet du 3<sup>e</sup> gendarme par son flanc E (relais équipé au sommet).
Échappatoire possible à ce moment : un deuxième relais à mi-chemin du sol permet de descendre facilement.
Du sommet du 3<sup>e</sup> gendarme, un rappel de 15 m permet d'atteindre la brèche entre le 3<sup>e</sup> et le 4<sup>e</sup> gendarme. Rejoindre le sommet du 4<sup>e</sup> gendarme par son versant SE (raide mais avec des bonnes prises, relais équipé au sommet).
Du sommet du 4<sup>e</sup> gendarme, un rappel de 10 m permet de revenir à la brèche entre le 3<sup>e</sup> et le 4<sup>e</sup> gendarme. Suivre ensuite l'arête (facile) jusqu'au Rasoir, étroite écaille de 5 m avec un feuillet pour monter sur une plate-forme (court pas de 5c, 1 spit, relais équipé au sommet). Après le Rasoir, descendre sur des dalles peu inclinées (facile mais expo, 1 spit) jusqu'à la brèche suivante.
Variante : possibilité de contourner le Rasoir et les dalles en suivant deux petites vires du côté E.
Depuis la brèche, suivre l'arête en restant toujours légèrement à gauche du faîte. Remonter une courte cheminée entre deux blocs, franchir un petit ressaut vertical (expo) et atteindre la base d'un Gros Bloc (gendarme) qui se contourne par le côté W.
Suivre l'arête jusqu'au Saut de l'Ange, coupure d'environ 1 m franchissable avec un saut (plus impressionnant que difficile).
Variante : possibilité de contourner le gros bloc et le Saut de l'Ange en suivant une bonne vire du côté W. Pour ceux qui renoncent au dernier moment à faire le saut, cette vire peut se rejoindre par un rappel de 25 m, départ juste avant le saut sur une sangle en place (à renforcer mais attention bloc branlant), en direction d'une grande plateforme granitique rectangulaire et poursuite à droite N dans un dièdre vertical jusqu'à la vire.
L'arête mène alors au pied de la Grande Tour, dont le sommet se rejoint en suivant un système de fissures d'abord sur son côté W et ensuite NW (5b, deux pitons, relais équipé au sommet).
Avec un rappel de 15 m, rejoindre la brèche entre la Grande Tour et le Dernier Ressaut.
Ce ressaut peut se franchir soit du côté W, soit du côté E :
- Côté W : très joli passage d'abord en fissure puis en dalle (5c, 5 spits, 25 m, relais intermédiaire possible sur un bon béquet) ;
- Côté E : traverser quelques mètres en dalle vers l'E, remonter une fissure jusqu'à une plateforme et suivre ensuite une vire/cheminée en ascendance droite (4c, pitons-coinceurs).
Les deux possibilités ci-dessus mènent à la même petite brèche, située juste après le Dernier Ressaut. Continuer alors du côté E par une vire qui traverse une dalle et rejoint l'arête. Suivre ensuite l'arête facilement (encore un petit pas de 4c) jusqu'au Sommet S (2870 m, sans cote sur la CN).
Rappel de 25 m (ou 2×15 m) sur chaîne côté NE, puis, soit désescalade facile soit continuer à descendre en rappel (20 m).
Rejoindre ensuite le fil de l'arête puis la brèche centrale par des vires versant W de l'arête.
D'abord par un couloir délité vers l'E, puis en traversant vers le SE, rejoindre facilement le sentier de montée par lequel on redescend à Arpette.
Pour le retour à Trient, repasser le col des Ecandies ou faire l intégrale
Depuis la Brèche Centrale, il est possible d’enchaîner avec la (longue) section N de l'arête des Ecandies (AD) qui conduit à la Pointe des Ecandies (2873 m) et ensuite à la Fenêtre d'Arpette (2665 m). Cet itinéraire est moins fréquenté et quasi exclusivement en complément de la partie S ici décrite. Rocher lichéneux et plus friable.
- (https://passion-alpes.com/2025/06/25/topo-pointe-des-ecandies-2870m-traversee-integrale-d-ii-350m/)
- Sangles, quelques coinceurs et friends (04 - 2.0 BD)
- Corde 50 m
- Chaussons pas nécessaires mais très utiles (surtout pour le Rasoir et le Dernier Ressaut) : prises de pied généralement petites.
- Rocher de bonne qualité
- Les gendarmes peuvent être généralement contournés. Dans ce cas, le temps de parcours diminue considérablement.
- Ne pas sous-estimer la cotation !
Ouverture : 1942 - F. Carron, Raymond Lambert, Francis Marullaz.
Équipement en goujons : 2000 - Joseph Morelli, Louis Piguet.
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Source: camptocamp.org · text under CC BY-SA 4.0