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Voie d'escalade traditionnelle aux difficultés modérées mais de grande ampleur sur une paroi emblématique du Briançonnais. Un beau voyage jusqu'au sommet de la Tête d'Aval !
Identique à toutes les voies de la tête d'Aval jusqu'au secteur « Racaille le rouge ». Poursuivre le chemin quelques minutes et au niveau d'un gros bloc surmonté d'un gros cairn, prendre la sente plus ou moins marquée amenant au pied de la voie.
L# | V+ | 40 m | Partir dans des rochers rouges et passer un surplomb (1 piton, crux) pour rejoindre une niche (1 goujon). Continuer droit au-dessus et au niveau d'une fissure surplombante avec arbuste, traverser à gauche sur une petite plateforme pour rejoindre un mur à strates. Après avoir clippé 1 piton, repartir à droite pour rejoindre une dépression. Remonter une arête couchée d'abord le long d'un gros bloc puis en rive droite d'un pierrier suspendu (1 goujon) pour rejoindre le R1 sur 2 goujons.
L# | IV+ | 45 m | Droit au-dessus ou léger droite pour protéger dans une écaille et rejoindre 1 goujon visible .
Continuer au-dessus à gauche pour passer un angle et arriver dans une niche. Franchir le mur déversant au-dessus puis un dièdre (1 piton) pour rejoindre le relais dans une niche sous un pierrier. R2 sur 2 goujons.
L# | Marche puis III | 40 m | Remonter le pierrier sur 10 m puis partir à gauche sous un mur fissuré. Poursuivre ensuite droit (1 goujon pour l'itinéraire) pour rejoindre le relais soit par un petit dièdre à gauche soit droit. R3 sur 1 piton et 1 goujon au pied d'un beau dièdre blanchâtre.
L# | 6a | 40 m | Rejoindre ce dièdre et au niveau d'1 goujon bien visible, se rétablir à droite sur une plateforme. Remonter au-dessus un petit dièdre (1 piton au départ) puis traverser à droite sous le toit qui fait suite. Continuer ensuite droit (1 piton ) pour rejoindre un arbuste (cordelette). De ce point partir à droite pour rejoindre le R4 des Dijonnais sur 2 goujons.
_La voie Desmaison quant à elle part sur la gauche à partir de l'arbuste (goujon visible)._
L# | 6a+ | 40 ou 50 m selon le relais | Traverser horizontalement à droite (1 goujon de renvoi), se rétablir sur une marche (1 piton) puis partir en dalle vers la gauche (engagé) pour rejoindre la marche au-dessus (ne pas essayer depuis le piton de rejoindre directement les goujons). Un passage en dalle (2 goujons) puis une traversée technique à gauche permet de franchir une dalle (1 goujon) et d'arriver dans une zone plus facile. Rejoindre le dièdre (1 piton) et le remonter pour faire le R5a à 40 m sur 2 goujons sous un toit (inconfortable mais protégé) ou le R5b (sur 1 goujon et 1 piton) à 50 m sur une plateforme après avoir passé le surplomb par la gauche dans des fissures déversantes.
L# | V+/6a | 35 ou 45 m selon relais de départ | Du R5b, remonter une zone facile (1 lunule) puis remonter le dièdre évident en faisant un crochet à gauche. Poursuivre droit (1 piton) jusqu'au R6 sur 2 goujons sous un surplomb pourri.
L# | V+ | 35 m | Remonter toujours le dièdre (départ délité) d'abord peu raide (1 piton) puis nettement déversant en passant par des blocs coincés (1 goujon et 1 lunule). R7 sur 2 goujons.
L# | III | 12 m | Remonter une zone facile mais délitée vers la droite pour rejoindre le R8 sur 2 goujons.
Il est envisageable de venir directement du R6.
L# | V | 45 m | Monter en oblique à droite sur des écailles encombrées de buissons pour rejoindre un petit dièdre déversant (1 piton avec cordelette). Le remonter puis légèrement à gauche un autre mini-dièdre (écailles douteuses) pour rejoindre le pied d'une dalle à gauche d'un grand dièdre. On rejoint ici la L12 de la voie du Pierrot que l'on suit jusqu'au relais (3 goujons).
_La longueur originale des Dijonnais passe dans la dépression à gauche mais des traces d'éboulement et du rocher toxique nous ont incités à contourner ce passage en empruntant une section de la voie du Pierrot._
L# | IV+ | 40 m | Traverser vers la gauche par des passages en dalle pour rejoindre le fond de la dépression que l'on remonte (1 goujon, engagé). R10 sur 2 goujons en sortie à droite.
L# | III puis II | 45 m | Traverser un couloir pour rejoindre 1 gros bloc sanglé, poursuivre main gauche à flanc vers 1 goujon puis passer l'angle pour remonter un couloir facile encombré de pierrailles (1 autre goujon). R11 sur 2 goujons.
L# | V | 40 m | Remonter l'arête délitée au-dessus en contournant la partie basse par la gauche et poursuivre par un petit pilier entre deux fissures herbeuses (3 goujons). R12 sur 2 goujons au pied de la grande dalle surmontée d'un grand surplomb formant arche.
L# | 6a | 40 m | Monter droit quelques mètres puis traverser à l'horizontale à gauche puis en légère ascendance pour finir presque en descente, avant de remonter un dièdre délité. 6 goujons, 1 piton. R13 sur 1 goujon et 1 piton dans une niche au sommet du dièdre.
_À l'origine cette longueur remontait des fissures au-dessus du R11 puis revenait dans la dalle grâce à un pendule. On notera l'ascension de cette longueur sans le pendule par la cordée Ben Chanal et Jean Burgun et aussi sans goujon !!_
L# | 6a+ | 45 m | Monter au-dessus puis traverser quelques mètres à gauche pour rejoindre un dièdre surplombant au départ (1 goujon et 1 piton) que l'on remonte jusqu'à un autre passage raide (1 piton). Poursuivre jusqu'au R14 sur 2 goujons dans l'axe du dièdre.
L# | 6a | 40 m | Monter au-dessus (1 piton) puis traverser à gauche au niveau d'1 goujon pour rejoindre un petit dièdre que l'on remonte. À son sommet, traverser à nouveau à gauche pour rejoindre le dièdre original que l'on remonte (2 pitons et 1 goujon). R15 sur 2 goujons sur une marche, sous un surplomb.
L# | V+ | 30 m | Partir à gauche par un passage délicat, poursuivre légèrement à gauche en passant près d'un gros bloc et ainsi rejoindre la ligne de la Desmaison (1 piton). Continuer dans une fissure/écaille raide d'où l'on s'échappe à droite pour rejoindre une dépression que l'on remonte jusqu'au pied d'un dièdre caractéristique. R16 sur 1 piton et 1 goujon.
L# | V/V+ | 40 m | Rejoindre le surplomb et le franchir (1 piton et 1 goujon). Poursuivre dans le dièdre/cheminée et en sortir à droite à la fin (1 piton). On débouche sur des terrasses, faire le R17 sur 2 goujons dans le mur à droite du dièdre suivant.
L# | IV | 45 m | Remonter le dièdre/couloir à gauche du relais par son fond (rocher moyen). Dans le haut, sortir de l'axe principal du dièdre en poursuivant dans un couloir herbeux qui s'incurve vers la droite. R18 sur 1 piton et 1 goujon dans une niche au pied d'un surplomb.
L# | V/V+ | 30 m | Franchir ce surplomb et poursuivre vers la droite (1 goujon, mauvais rocher) pour arriver au pied d'une petite tour. La remonter (1 piton doublé d'une lunule) puis à son sommet, éviter un gros bloc posé pour remonter une fissure délicate (1 piton, rocher moyen). Un dernier crochet à gauche pour éviter une partie délitée amène sur une large vire marquant la fin de la voie. R19 sur des gros blocs.
Remonter derrière la deuxième petite tour pour faire un rappel de 15 m (cordelettes visibles depuis la sortie de la voie) menant sur la vire à hauteur de la sortie de la voie.
Une fois sur cette vire, 1 goujon avec mousqueton permet de faire un rappel de 20 m évitant ainsi une zone raide, instable et très exposée (éboulement récent).
Des vires plus larges mais raides d'abord à l'horizontale, permettent de rejoindre une rampe rocheuse ascendante à gauche (2/3) menant à proximité du col séparant les têtes d'Aval et d'Amont. On peut soit rejoindre ce col puis le chemin de descente (70/80 m de dénivelé à remonter dans du terrain raide) soit descendre un petit couloir pour rejoindre une petite cuvette évidente. Marcher ensuite assez longuement à flanc (pierres instables) pour rejoindre le sentier vers 2550 m.
ATTENTION !!
Pour le deuxième rappel au niveau de la vire, on se trouve au-dessus du R15 et de L16. Si des cordées se trouvent derrière vous, ne pas utiliser cette option de descente mais emprunter l'option 2 qui consiste depuis la sortie de la voie à remonter un mur d'une quarantaine de mètres (3) afin de rejoindre une brèche donnant accès aux vires (désescalade facile) après le 2<sup>e</sup> rappel. Voir tracé photo.
Pas de risque de chutes de pierres dans ce cas là.
!! Depuis 2021, l’association (https://oisansnouveau.fr) entretient et rééquipe les grandes voies de l’Oisans et de ses alentours. Pour participer à ses actions, vous pouvez y adhérer ou la soutenir financièrement. 70% des dépenses en matériel sont financées grâce à la vente des topos papier éponymes édités par l’association Topos Cambon.
Il n'y a pas d'échappatoire ! La grande diagonale du départ empêche tout retour dès le R2 (sinon rappel de 85 m ou désescalade de L2).
Voie ouverte en 1973 par Jean-Marc Boivin, Jean-Michel Cambon, Patrick Jeannot et Gérard Pétrignet avec une poignée de pitons.
Un rééquipement a été réalisé en automne 2024 dans le cadre du projet “FFCAM : Héritages ouvreurs” par Arnaud Guillaume et Thibault de Gournay, épaulés par les membres du groupe alpinisme 05 (Alois Gauld, Lionel Gehin et Johan Battistini) ainsi que par Pierrick Keller, mis à disposition par la CRS Alpes de Briançon. Matériel fourni par l'association ONOS ((https://www.oisansnouveau.fr)).
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Source: camptocamp.org · text under CC BY-SA 4.0