No results
Voie historique du Baou, remise au goût du jour grâce au nettoyage de la végétation et la réfection de l'équipement début 2026. Tous les relais ont été renforcés et reliés sauf en partie haute dans les arbres (anneaux dans les branches).
17 longueurs, souvent courtes, aux difficultés accessibles, avec quelques pas de bloc et une cotation légèrement réévaluée. Une voie à (re)découvrir.
Les 2 premières et les 2 dernières longueurs sont communes avec La Malet.
Prévoir quelques friends, encore utiles dans certains passages.
Attention :
Plateformes parfois encombrées de pierres instables, toute purge est risquée.
Le topo Dufranc décrit l'itinéraire en 16 longueurs jusqu'à la Vire aux Œufs, tandis que le V4 de J.-C. Raibaut n'en compte que 10.
Le présent topo reprend le découpage et la numérotation des relais de K. Gurékian (topo Dufranc), d'où le nombre plus important de longueurs.
Développé total : environ 375 m de corde.
Privilégier de petites longueurs afin de limiter le tirage, améliorer la visibilité avec les seconds et réduire les risques liés aux chutes de pierres.
- _Par la chapelle :_ traverser le village vers l’W en empruntant la rue St-Claude, puis le chemin de la Font des Bœufs jusqu’à la chapelle Notre-Dame des Champs (nommée aussi Notre-Dame des Baous). Prendre le chemin qui monte derrière la chapelle, puis des escaliers dans des jardins en terrasse abandonnés qui donnent accès à une petite esplanade et des oratoires. Le sentier d’accès aux voies démarre sur la gauche après avoir franchi un court ressaut derrière un arbre (balisage mauve). De là, marcher à flanc vers l’W sur 150 mètres environ jusqu’au grand cairn qui matérialise sur la droite une autre sente qu’il faudra prendre en s’élevant directement vers la paroi. La sente conduit au pied d’un couloir dièdre où l’usage des mains sera nécessaire pour remonter 70 m de dénivelée malcommode jusqu’au pied de la grande face. (Passages raides souvent encombrés de terre et de pierres. Port du casque conseillé). Au pied de la paroi l’accès aux voies se sépare en deux. Prendre à droite une vire équipée d’une main courante et poursuivre la sente montante qui chemine sous les voies. Au bout de 70 m environ, lorsque celle-ci tourne et se redresse vers un grand dièdre qui barre la paroi, repérer les grands toits orange sur la droite qu’il ne faudra pas dépasser. L'attaque est celle de la Malet sous le grand dièdre qui borde le côté gauche des toits orange.
- _Par les ressauts :_ de la rue Ste Barbe, au niveau de la fontaine de la place Sainte-Barbe, prendre à droite la rue qui monte en lacet donnant accès au Baou par le GR. Au bout de 300 m, après avoir remonté quelques marches et passé les barrières, quitter le GR en prenant une piste sur la gauche (la deuxième) qui conduit au bassin. Repérer immédiatement une sente à droite qui s’élève au-dessus de la maison troglodyte, et qui mène à la conduite d’eau et à la voie rouge. Après 100 m de dénivelée à crapahuter dans les petits chênes verts, les genévriers et les cistes cotonneux, repérer un vieux poteau en bois. À cette bifurcation, prendre une sente à gauche qui mène à une épaule évidente au pied des ressauts, où un passage permet de basculer vers la grande face. (vieille armoire métallique en contrebas qui servaient au Secours en Montagne). Descendre en longeant la paroi (balisage mauve, quelques cairns). Désescalader sous les arbres au niveau de l’arête S, et poursuivre la descente en passant sous les voies puis sous les grands toits orange qu’on longera jusqu’au grand dièdre, départ de La Malet et de la Vingt-Six.
L#1 | 4 | 40 m | 2 spits | (L1 de « la Malet ») Au pied du grand dièdre, à gauche des toits orange, (nom des voies marqué). Gravir une courte cheminée derrière un petit pilier (court passage de bloc en 4), puis un second ressaut rocheux qui barre l’accès à une vire arborée sur la gauche. Prendre pied sur la vire et la remonter en marchant une vingtaine de mètres jusqu’au relais sous la « cheminée du laurier ») (R1 - 2 spits reliés).
L#2 | 4 | 37 m | 4 spits | (L2 de « la Malet ») Remonter verticalement sous les arbres le couloir-dièdre de "la cheminée du laurier" (protection sur friends et sangles), puis se rétablir sur la vire de "La Malet" où l’on pourra rejoindre à gauche le relais de La Malet et celui de "Pour qui sonne le glas" (R2, 1 piton 1 plaquette reliés). (une option possible consiste à rester dans le dièdre pour rejoindre directement le relais de "La Super Malet").
L#3 | 4 | 17 m | 3 spits 1 friend coincé | (longueur courte) Du relais de "La Malet" revenir à droite pour franchir le dièdre en traversée, passer les 2 anciens pitons du relais d’origine, puis en une enjambée accéder à la grande vire nommée "Les vires sous le vent" jusqu’au relais commun de « La Super Malet » et de « La Loco » (R3, 2 spits reliés);
L#4 | 3a | 28 m | 3 relais | Continuer la progression quasi-horizontale sur "Les vires sous le vent", en dépassant 3 relais (un relais sur pitons, un relais sur plaquettes, et le relais sur broches inox de "Jardins Secrets"), jusqu’à venir buter sur un éperon après une courte désescalade sur des racines et des branches d’arbres morts. (marquage sur le rocher) (R4, 2 spits reliés).
L#5 | 4 | 14 m | 1 spit | Franchir l’éperon en légère ascendance à droite (rocher fragile), 1 spit et un arbuste à équiper, jusqu’à trouver, en continuant la traversée, une plateforme confortable derrière des arbres sous un grand dièdre à l'extrémité des "vires sous le vent". Relais sous un arbre (R5 à équiper, 1 anneau en place, pas de plaquettes au relais).
L#6 | 5a | 19 m | 3 spits | Remonter délicatement le dièdre (plaquettes et pitons visibles) et venir buter sous un surplomb que l’on évitera par la gauche (ne pas utiliser le piton qui force un passage à droite du toit). (Pose de camalots possible dans le dièdre) Une enjambée à gauche permet de contourner le toit sur de bonnes mains et une plaquette récente. Remonter facilement ensuite, jusqu’à un petit replat sur arête où l’on fera relais (attention à l'empilement de pierres instables à gauche du relais et au vieux piton qui bouge qu’on laissera tranquille ;-) (R6, 2 spits reliés).
L#7 | 5c | 12 m | 3 spits | (courte longueur) Traverser à droite le mur raide bien protégé par 2 spits (1<sup>re</sup> difficulté technique de la voie). Après rétablissement 2 possibilités : soit remonter droit au-dessus (1 spit) pour faire relais sur une plateforme, au pied d'un mur gris sous un arbuste. (bonne visibilité sur le second de cordée), soit continuer la traversée vers la droite (1 spit) pour remonter le dièdre qui suit sur son côté gauche, et revenir sur la plateforme où se trouve le relais (attention, aux rochers fragiles dans ce dièdre) (R7, 2 spits reliés).
L#8 | 4c | 15 m | 1 spit | Droit au-dessus du relais, gravir le mur gris (délicat au départ, attention à la chute au sol, ne pas hésiter à utiliser le petit genévrier à gauche), puis remonter un dièdre cheminée jusqu'à un arbre équipé d’un anneau dans les branches. Relais confort. (R8 à équiper, 1 anneau en place).
L#9 | 3 | 23 m | 0 spit | Partir à gauche sur des blocs épars, puis tout droit dans les pentes herbeuses pour rejoindre la "Vire Vernet" et sa main courante. (R9, anneaux sur lunule).
L#10 | 4b | 28 m | 1 broche 1 plaquette 1 piton | Remonter à gauche la main courante pour gagner la base de la cheminée équipée d’une corde fixe qui mène à "La Fenêtre" (échappatoire de la grande face). À mi-chemin, au niveau d’un piton, quitter la cheminée et prendre à droite une courte écharpe évidente et facile qui conduit au relais sur banquette au-dessus d’un bouquet d’arbres. (R9, 2 spits reliés) (R10 sur topo Dufranc / R7 dans le V4 de JC Raibaud).
L#11 | 6a | 17 m | 4 spits 1 piton | (longueur athlétique, la plus dure) Remonter le mur en légère ascendance à droite vers un éperon surplombant bien visible. (1<sup>er</sup> point éloigné, protection recommandée sur friend. Se diriger vers le petit toit où l'on trouvera une vieille sangle rose à sa base, puis le contourner par la gauche avant d'attaquer "Le dièdre aux prises arrondies". (2<sup>e</sup> difficulté de la voie). Départ très bloc, (1<sup>er</sup> spit un peu bas, renforcé par un piton qui protège d'une chute au sol). Réta difficile, prises de pied hautes et fuyantes, fine fissure peu adaptée aux gros doigts, petit camalot N<sup>o</sup>0.3 difficile à placer ... point suivant matérialisé par un anneau en place. Continuer le dièdre, qui au fur et à mesure, offre plus de prises. Monter haut pour en sortir par la droite sur de bonnes mains, relais immédiatement derrière. (R11, 2 spits reliés).
L#12 | 3c | 16 m | 1 anneau sur arbrisseau 1 piton | Traverser à droite quelques marches, puis rejoindre facilement en diagonale le relais sur broches inox de "Jardins secrets" (repérer le piton dans la traversée) (R12, 2 broches scellées) (R12 sur topo Dufranc / R8 dans le V4 de JC Raibaud).
L#13 | 5b | 28 m | 1 broche 1 piton de relais 2 spits | Du relais de "Jardins secrets", remonter vers le toit rougeâtre (1<sup>er</sup> point éloigné) jusqu’au relais historique sous le toit (2 vieux pitons rouillés, prudence sur les énormes blocs empilés avant d'y accéder). Dégaine rallongeable sur un des points du relais avant de se lancer dans la traversée à gauche, le fameux "Pas de sioux" (plus impressionnant que difficile). Bonnes prises de main sous le toit pour traverser. Enjambée un peu expo (3<sup>e</sup> et dernière difficulté de la voie) protégeable avec un camalot N<sup>o</sup>2 dans la fissure en face. Une plaquette un peu plus haut une fois le pas franchi (cordelette rallonge en place). Continuer ensuite la remontée d’un couloir un peu sale jusqu’à gagner une excellente vire derrière des arbres pour faire relais (R13 à construire sur 1 anneau à demeure laissé sur une branche - pas de plaquettes au relais) (R14 sur topo Dufranc/ R9 sur le V4). (Pour la petite histoire, "Sioux" était le surnom de Roseline Imbert, future madame Gurékian ! dixit Jean Gounand)
L#14 | 2 | 12 m | 1 spit | (Courte longueur) "La proue du navire" bien visible à gauche, quitter le relais pour la rejoindre en traversée sur une vire terreuse sous des dalles grises, jusqu’à trouver un spit. Puis descendre de 2 mètres vers un gros rocher surplombant sous lequel il faudra passer, puis sous un arbre où il faudra même ramper pour passer de l’autre côté et refaire un relais confortable (R14, anneau dans l’arbre), ou bien enchainer la longueur suivante.
L#15 | 4a | 14 m | 3 spits 1 anneau | Remonter vers la Proue une rampe évidente en escaliers (large cheminée-couloir dans des blocs) qui en diagonale, conduit à la partie la plus orientale de "La vire aux œufs". (R15, 2 pitons reliés), (le relais de « La Malet » se trouve juste à côté derrière le genévrier).
L#16 | 4 | 30 m | 3 spits | Remonter l’écaille au-dessus du relais, (pas de 4 au départ, puis rejoindre à gauche l’itinéraire de "La Malet" que l’on suivra jusqu’au relais suivant (R16, 2 spits).
L#17 | 2 | 25 m | 0 spit | Terminer l’ascension par des gradins faciles jusqu’au sommet, sans omettre de saluer comme il se doit Marcel Malet, près de la plaque commémorative qui honore sa voie "historique". (R17, nombreuses lunules, anneaux en place).
Rejoindre le sommet et sa table d'orientation. Puis prendre le chemin des randonneurs balisé jaune, qui sur la crête remonte plein N sur 400 m, avant de basculer à la balise 85 sur la droite et descendre dans le vallon de Parriau. Revenir par le GR 51 au village.
. La Vingt-Six ne se parcourt pas comme un itinéraire moderne. Comprendre son tracé sinueux, parfois déroutant et peu homogène, c'est se replonger dans l'esprit des premières ouvertures réalisées au Baou dans les années 1940.
. Accepter son cheminement, ses détours et ses passages parfois inattendus, c'est rendre hommage à une génération de pionniers qui ouvraient avec les moyens et les connaissances de leur temps. Ils progressaient dans l'inconnu, guidés autant par leur intuition que par leur audace. La difficulté ne se mesurait pas seulement à la gestuelle, mais aussi — et surtout — à l'engagement psychologique qu'impliquait chaque mètre de rocher inexploré.
. Une voie qui mérite d'être redécouverte et préservée, autant pour son intérêt historique que pour le plaisir de certains passages, dans des difficultés restant accessibles.
. Malgré le renforcement de l'équipement (relais récemment spités et reliés), la pose de quelques friends reste recommandée.
- Le 18 novembre 1943 : J. Bellini et Karékine Gurekian.
- Le 25 mai 1946 : Karékine Gurékian et Georges Kogan, sortie par “La Proue”.
- En décembre 1978 : Claude Astier et Jean Gounand, pour les variantes (du bas et la fissure).
L'origine du nom reste inconnue. En revanche, après son « relooking » de 2026, la voie mérite pleinement son appellation.
Pick a date to see who is going
Source: camptocamp.org · text under CC BY-SA 4.0