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Course relativement sauvage en été, sur un rocher peu nettoyé, parfois assez péteux parfois (beaucoup d'écailles). Nombreux champignons et lichens, et surtout beaucoup de mousse dans les prises. Avoir de l'autonomie et de la marge, il y a rien d'aseptisé dans cette course, et un bon rappel à la descente à négocier. Le terrain est assez paumatoire au début où c'est le plus raide, l'arête ne s'individualisant qu'ensuite.
Du Col du Glandon, prendre le sentier de la Combe de la Croix. Au Plan des Trois Eaux, tourner à gauche pour passer le verrou qui conduit au replat menant à la Brèche d'Argentière et au glacier homonyme.
Monter le glacier (pente à 30° max) en direction du Col Dulong de Rosnay. Au col, accéder à la zone de vires au pied du 1<sup>er</sup> ressaut.
L'arête est alors mal déterminée et le ressaut bien redressé. Il y a plusieurs solutions mais le plus rapide consiste à entreprendre depuis la partie gauche de la zone de vires, une traversée ascendante vers la gauche, très aérienne, mais fournie de bonnes prises. Sa sortie présente un pas plus soutenu (petit pas de IV "champignoneux" désagréable).
On aboutit à une zone facile où l'arête commence à se dessiner. Gagner une zone de roches claires (gneiss leptynitique) et passer au mieux. On aboutit au pied d'une belle dalle noire en III+ (contournable par un couloir à droite, à ne réserver que pour la descente !).
L'arête devient plus fine et se couche progressivement et le sommet s'accède sans difficulté par des louvoiements entre les grands blocs de gneiss amphibolitique.
Par le même itinéraire.
La dalle noire au milieu se contourne à la descente par un couloir herbeux à sa gauche dans le sens de descente.
Le 1<sup>er</sup> ressaut (le dernier dans le sens de la descente) doit être descendu en rappel. Pour cela, revenu à la zone de roches claires, ne pas repartir à droite mais viser les vires herbeuses en haut au centre du ressaut, juste à l'aplomb du Col Dulong de Rosnay. À droite d'un becquet triangulaire, trouver un anneau de rappel. Faire un rappel de 40 m directement sur le col ou bien quelques mètres plus bas, en évitant les fissures profondes (coincements possibles).
- Corde 2×40m ou 2×50m
- 5-6 sangles
- Éventuellement un jeu de coinceurs, ou 1 ou 2 friends
- La cotation globale PD tient compte du fait que la course n'est pas vraiment en altitude et reste courte dans les difficultés à prévoir, mais c'est une moyenne qui traduit de grosses disparités :
- Le 1<sup>er</sup> ressaut engage pas mal et est bien redressé, pas évident, il est plus de type AD surtout si on trompe d'itinéraire, ça se joue à 2-3 m près.
- Le reste de l'arête (la majorité) est plutôt dans du F "Belledonne" (c'est-à-dire pas forcément commode mais c'est pas dur) sauf un ressaut en bon III+, joli mais contournable.
- Cette course peut initier une traversée ou être au centre d'une traversée des Grandes Aiguilles de l'Argentière, mais ne pas avoir d'impératifs horaires.
- 1<sup>er</sup> ascension : 2 août 1893 - Joseph Baroz fils, Hermand Dulong de Rosnay, François Michel, Madeleine de Saint-Phalle (cousine par alliance de Hermand Dulong de Rosnay).
Montée par un couloir NE, puis l'Arête E. Descente par l'Arête E intégrale, avec un rappel.
Le récit de la 1<sup>er</sup> ascension laisse un gros doute sur la présence de Madeleine de Saint-Phalle.
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Source: camptocamp.org · text under CC BY-SA 4.0